mardi 2 avril 2013

Dimanche 31 Mars - PAQUES ENTRE ASPIN ET CAMPAN

L'an dernier déjà, lors d'une discussion avec mon amie Sylvie, cycliste et secrétaire du club ami de Castelsarrasin, elle avait exprimé son souhait de monter un col à vélo, ce qu'elle n'avait jamais encore fait malgré ses nombreuses sorties avec les uns et las autres. le Montagnol s'était aussitôt porté volontaire pour lui faire découvrir cette sensation unique. Le RDV avait donc été fixé au WE de Pâques.
Malgré le mauvais temps annoncé, nous avons pris la décision de maintenir la sortie. C'est donc le Samedi que Sylvie est arrivé à la maison au milieu des giboulées, bien connues à cette période de l'année.
Toujours profitant de la présence de mes parents au mobilhome de Campan, j'ai décidé de lui faire découvrir le col d'Aspin par son coté le plus joli, celui d'Arreau en faisant une boucle depuis Campan. La sortie étant prévue le Dimanche, nous sommes montés avec le fourgon chargé des vélos le Samedi soir profitant au passage d'une petite visite du centre de Tarbes que ne connaissait pas Sylvie.
Après un plat de pâtes pris avec mes parents et une nuit de sommeil, nous nous réveillons ce dernier jour de Mars, dans la grisaille. La météo étant favorable, nous avons bon espoir et c'est vers 10H45 que nous enfourchons nos machines tous les 2 pour prendre la direction de Bagnéres où nous nous chauffons dans la côte qui nous amène sur les hauteurs de Cieutat. Avant de descendre sur Tournay, la bruine nous oblige à revêtir les tenues de pluie. Après Tournay, à Ozon, nous sortons les tenues de pluie pour ne plus les ressortir avant d'attaquer la côte de Capvern longue de 8 kms. Je "freine" Sylvie pour qu'elle garde toute son énergie dans l'Aspin. Entre Capvern et Avezac-Gare, des trouées de ciel bleu coté montagnes nous donne le sourire.
Avant de descendre sur Héches et la vallée d'Aure, le ciel se dégage franchement annonciateur d'un bel après-midi. Le vent assez prononcé, comme souvent dans cette vallée nous poussent gentiment jusqu’à Arreau, départ du Col d'Aspin (Alt: 1489m. 12.1 kms à 6.7 % de moy.)
Ça y est, c'est le grand RDV pour Sylvie avec son 1° col. Elle a le sourire, elle a les jambes, le soleil brille... tout va pour le mieux. On attaque doucement les 1° rampes qui sont douces. Je montre quand même à Sylvie, au loin en haut, le col qui se découvre à nos yeux. Elle a le moral, super ! Je lui dit de gérer son effort et sa vitesse au rythme de ses jambes et de sa respiration pendant qu'à plusieurs reprises, j'en profites pour immortaliser son "défi". Nous avons de la chance avec le temps, les sommets frontaliers se découvrent au loin lui faisant partager ce que je ressens chaque fois que je monte un col, cette magnifique sensation d'élévation qui au fur et à mesure des hectomètres nous amène à découvrir le même paysage en perpétuel changement du fait de l'altitude. Cet émerveillement qui fait souvent oublier l'effort fourni.
A 2 kilomètres du sommet, nous faisons une courte pause pour admirer ce col si splendide par ce versant. Et , toujours avec le sourire, Sylvie arrive au sommet avec cette exaltation intérieure propre à tout sportif une fois l'objectif atteint. Bravo Sylvie car en plus de l'avoir fait, elle l'a monté en 1H 17, ce qui représente un très bon temps de montée, soit environ 9.5 de moyenne.
Après la photo qui immortalise cet "exploit", nous basculons coté Payolle où nous rejoignons mes parents venus à notre rencontre. Petite pause "pipi" à Espiadet, et c'est à 4 que nous descendons à Sainte-Marie-de-Campan où je quittes le trio pour m’affûter dans les rampes du Tourmalet afin de rejoindre la station de La Mongie encore ouverte jusqu'au 07 Avril. (Alt: 1700m. 13.1 kms à 6.7 % de moy.) Les 3 premiers kilomètres jusqu'à Gripp se font tranquille entre 4 et 5% de moyenne. C'est à Gripp que commence véritablement la montée du Tourmalet avec des rampes entre 8 et 10%. Le temps s'étant bien levé, le panorama est superbe. Après le virage de Caderolles, le Pic du Midi s'offre à moi dans sa face Sud drapée dans son manteau blanc éclatant, imposant son antenne figée vers les cieux comme un signe de puissance divine... des frissons d'effort et de bonheur parcourent un instant mon corps si frêle face à cette beauté. Merci dame nature et que la peste s'abatte sur tous ceux qui ne te respecte pas.
Un peu plus haut, je rentres dans le dur avec des pentes à prés de 10% au droit des paravalanches. Le cardio est au maxi... la pleine bourre (comme disent les sportifs) n'est pas encore au RDV. Mais le plaisir d'arriver au bout est toujours le même. J'atteins la station en 66' soit 12 de moyenne depuis Sainte-Marie. Je fais intrus avec mon vélo au milieu de tous ces skieurs ! Je me couvre chaudement avant d'attaquer la descente sur Campan. Je prends le temps au panneau de La Mongie et malgré les voitures, j'atteins celui de Campan en 18 ', soit les 18 kilomètres à 60 de moyenne ! Le surpoids, là je constate que c'est mieux en descendant qu'en montant !!! Hi, hi.
70 kms pour mes parents, 91 kms et 1460 m de déniv  pour Sylvie et 119 kms et 2310m de déniv pour moi . Belle sortie vélo.
Sylvie et mes parents étant douchés, ils m'attendent pour faire une petite balade pédestre autour de Campan. Malgré les jambes qui tirent un peu, nous profitons au maximum de cette journée (enfin) ensoleillée. Les fleurs de Printemps égayent le chemin sous nos pieds qui nous amène de la pisciculture en bord de l'Adour, aux  hauteurs du village coté Péne Lounque.
Pour fêter cet événement, un bon apéro offert par Sylvie nous attends au Mobilhome. Gisèle,  pas trop habituée à boire, a vite la tête qui tourne et se met à rigoler le restant de la soirée !
Encore bravo à Sylvie pour son défi atteint sans problème, qui m'a d'ailleurs avoué le lendemain : " Vivement le prochain !"
Ah, quand la montagne vous gagne !!!

Au départ de Campan. Sylvie un peu crispé par le défi...
Sur les hauteurs d'Avezac-Gare. En fond, le village d'Avezac.


Au pied de l'Aspin, 1° col pour Sylvie
Dans les premiéres rampes.
En fond, Le Plo Del Naou .



Sylvie en plein effort sur fond de massif d'Arbizon.
A moitié col.
 

La route sinueuse et superbe du Col d'Aspin coté Arreau.
A 2 kilométres du sommet. En fond, le Col d'Aspin.


Panoramique coté Sud-Est.

Expérience pour l'un, découverte pour l'autre... et le tout au soleil.
Mur de neige à 200m du sommet.
Défi réussi sans problèmes pour Sylvie.
Bravo à elle. Déjà prête pour les suivants !

Panoramique sur le Pic du Midi.

3° passage au col d'Aspin en 2013 pour le Montagnol.
Descendant de Beyréde, le ruisseau du Hourc à Espiadet.


Avec les "jeunes" venus nous rejoindre.
Au dessus du virage de Caderolles, vue sur
Artigues, son lac et la vallée de Gripp.

Panoramique sur sa majesté le Pic du Midi (2876m) avec au 1° plan à gauche, le Cap de Sencours (2350m), au centre
la petite vallée d'Arizes remontant jusqu'au col d'Aouet et son Pic à droite.

Sa majesté
Pas de Sencours, Pic du Midi, Col d'Aouet et Pic d'Aouet.
La station de La Mongie à 1 kms en dessous.
Panoramique. De gauche à droite: La Mongie, la Péne Courbe Rocher, le Taoulet, et le Cap de Sencours.
Les pistes de ski coté Sud.
Cherchez l'intrus !!


Sylvie et Giséle à la pisciculture de Campan.
Fleurs de groseillier ?



Primevère sauvage
L'église de Campan.




"En descendant de la montagne à ....."
Tapis de fleurs au bord de l'Adour
La pluie et la fonte des neige ont grossi
l'Adour à Campan.

Rayon de soleil sur Campan. Au dessus, le Col de la Courade.

lundi 25 mars 2013

23 et 24 Mars - NOUVEAU WE A CAMPAN

Samedi :

Mes parents étant toujours présents à Campan, je profites, ce Samedi matin, pour monter de bonne heure avec le fourgon que je laisse au Mobil home. La saison étant lancée pour moi, je me suis prévue une virée bien costaud manière d'axer mon entrainement sur les objectifs de Juin et Juillet.
C'est vers 9H20 que je démarres avec mon vélo "hiver" direction Bagnéres, Cieutat, Mauvezin, Capvern et Labarthe-de-Neste. Le dénivelé conséquent offre rapidement un bon échauffement autant qu'un paysage magnifique. Les sommets commencent à mettre quelques écharpes nuageuses prémices d'un après midi orageux annoncé. A Labarthe-de-Neste, je me dirige toujours vers l'Est, direction Anéres puis Montégut au sud de Saint-Laurent-de-Neste où je tourne à droite pour remonter la vallée étroite et sauvage du Nistos. Sur environ 10 kms, je longe le ruisseau bordé de bois et quelques fermes isolées. Après avoir traversé les villages de Seich, Bas-Nistos puis Haut-Nistos, j'arrive au pied de la montée à la station de Nistos-Cap-Neste connue des fondeurs (Alt: 1600m. 13.1 kms à 7% de moy). Je laisse à droite la route forestière qui rejoint Sarrancolin par le Col d'Estivére.
La particularité de cette montée est en 3 partie, la 1° est une montée d'environ 8 kms à 9% de moy. avec des passages à plus de 10% puis la 2° partie est un dénivelé quasi nul sur environ 2 kms pour contourner le Pic du Mont Aspé et la 3° est un final d'environ 3 kms à 8 %. Du costaud !
Cela faisait environ 2 kms que j'avais attaqué l'ascension qu'une crevaison vint interrompre mon effort. Route mouillée et gravillon....classique. Heureusement que je n'avais rien oublié car au milieu de nulle part, je n'ai vu âmes qui vivent pendant la réparation. Entre temps, les nuages déjà bien présents commencent à prendre une teinte sombre et inquiétante. C'est donc dans l'ombre, le froid et entourée de neige que j'atteins la station au bout de 70'. Quelques gouttes font leur apparitions et après quelques photos et m'être habillé chaudement, je ne m'attardes pas, une partie de la station étant déjà dans les nuages. Au bout de quelques kms de descente, les plus menaçants commencent à lâcher quelques morceaux de grésil. Malgré le cache-nez et les lunettes, cela me cingle le visage et les jambes. Au fur et à mesure, çà s'intensifie et dans la vallée, c'est l'orage que je prends sur la tête. Trombe d'eau et grêle m'accompagne jusqu'à  ce que je bifurques à gauche pour rejoindre le pied du Col de Mazouau à Saint-Arroman (Alt: 631m. 1.7kms à 5 % de moy.) Je ne sais pas si c'est la pluie où la forme du moment mais ce petit col sans difficulté me reste dans les jambes. Au sommet, j'aperçois en face celui de Coupe au travers d'un ruban de pluie qui traverse la vallée d'Aure. Tant pis, pas le choix.
A Héches, sous une petite pluie, j'attaques le Col de Coupe par le coté le plus facile (Alt: 720m. 3.4 kms à 3% de moy.) La pente la plus raide se situe avant le Col de Luquet situé à mi-parcours. Connaissant les Baronnies  je me réserve quelques forces pour la suite. Ensuite c'est la descente toujours sans soleil mais au sec vers Esparros où la route remonte à Laborde pour redescendre à Bulan où j'attaques le Col du Couret d'Asques (Alt: 620m. 3.2 kms à 6.2% de moy.). Le compteur affiche 120 bornes et les jambes commencent à tirer. Je gére. Au sommet, à droite les nuages noirs laissent entendre quelques coup de tonnerre. A gauche, le ciel est clair. Ouf, je vais vers la clarté. Après une descente appliquée, au pont de l'Esquéda, je tourne à gauche pour attaquer la dernière difficulté de la journée, le Col des Palomiéres (Alt: 810m. 8.4 kms à 5 % de moy.). Jusqu'à Banios, c'est gentil puis la pente s’élève sévèrement jusqu'au sommet avec des passages à 12%. A plusieurs moments, je coince. C'est normal, c'est avec ce genre de virée que se gagne le plaisir des mois qui suivent. J'atteins le sommet avec une certaine satisfaction qui efface un peu l'épuisement. Comme d'habitude, je me dirige vers le point de vue et là un spectacle assez dantesque m'attend. Au loin, vers le plateau de Lannemezan, des nuages noirs crachent des éclairs et les coteaux de Mauvezin et Capvern sont blancs de grêles. J'ai appris le lendemain dans le journal qu'un carambolage avait eu lieu sur l'autoroute à hauteur de Capvern à cause de la grêle, ce qui ne m'as pas surpris.
Coté Bagnéres et Campan, le bleu domine et c'est enfin avec le soleil que vers 17H30, je rejoins mes parents qui commençaient à s'inquiéter, avec au compteur 143 kms à 21 de moy. et surtout 2800m de dénivelés.
J'ai expliqué à mes parents qu'il avait un fils "taré"....mais je crois qu'ils le savaient déjà !! hi, hi
Vivement la prochaine...

Feuille de route



La chapelle d'Aroumé sur les hauteurs de Cieutat entre le Pic du midi à gauche et le Montégut à droite.
Depuis les hauteurs de Mauvezin, les sommets Bigourdans se couvrent d'écharpes nuageuses.


Le chateau de Mauvezin cher à Gaston Phoebus.
Au centre le Signal de Bassia et à droite le casque du Lhéris.


La vallée du Nistos encaissée et sauvage.

Le printemps frappe aux portes de l'église de Bas-Nistos.











Plus que 13 kms de montée !!

Dernier "remparts" avant la station. Les nuages s'assombrissent !






On rempli les bidons. pas besoin de cales pour tenir le vélo droit !!
En face, le Col d'Estivére.

Vers la vallée de Nistos.
Au sommet, la barbe géle !! Oui, je sais, il n'y a pas qu'elle de gelé !!!


La station de Nistos Cap Neste déjà dans les nuages.

Depuis le Col de Mazouau, en face le Col de Coupe. A gauche, le rideau de pluie sur le Pourasse (932m)
et sur le Pic d'Arneille (1269m) au dessus du village d'Héches, départ de la vallée d'Aure.
Depuis le Col de Coupe, en bas les villages d'Esparros et de Laborde au pied du Casque du Lhéris.


Depuis le Col du Couretd'Asques, les villages de Bulan et laborde. Au fond, au centre, le Col de Coupe.
Dans la descente du Col du Couret d'Asques, le village d'Asques.


Au bas de la descente, le ruisseau l'Esquéda, départ du Col des Palomiéres.
Dans la montée du Col des Palomiéres, rayon de soleil sur un bois.




Une palombiére dans le Col des Palomiéres.... logique car c'est  l'origine du nom du col.
Au sommet, paysage apocalyptique sur le plateau de lannemezan au loin où l'orage gronde. Les coteaux sont
blancs de grêles.

Contraste entre le Nord sous l'orage....










... et le ciel bleu au Sud. Tant mieux comme je rentre à Campan !


Dimanche :

Après une nuit réparatrice au Mobilhome, je laisse mes parents profiter de la venue de mon frangin, de sa compagne et de leur 3 enfants pour la journée (le Mobilhome étant limité en places) pour suivre mon amie Karine venue me chercher vers 10 h pour une balade à Payolle.
Comme la veille, le soleil brille au milieu de nuages bourgeonnant sur les sommets.Nous laissons la voiture au bout du lac de Payolle et nous démarrons notre promenade moyennement équipés. Nous faisons le tour du lac encore en partie gelé. Au loin, le massif de l'Arbizon bien dégagé offre un panorama majestueux sur ce petit plateau des Pyrénées toujours aussi joli. Après avoir passé la digue, nous continuons dans la neige en rigolant dés que l'un de nous deux s'enfonce ou glisse. Nous remontons la route enneigée du Col de la Hourquette d'Ancizans où nous croisons encore plusieurs fondeurs. Au bout de quelques centaines de mètres  Karine qui n'est pas chaussée pour, commence sérieusement à patiner ! Nous décidons de redescendre sur le plateau un peu plus plat pour elle. Nous faisons le tour en suivant les pistes de fonds. Nous avons la chance de croiser 3 attelages de chiens de traîneaux  Un peu plus bas, à la hauteur du restaurant des 3 Véziaux, une odeur de grillades nous titillent à un point que le casse-croûte dans le sac à dos nous semble tout d'un coup très léger et fade. Nous écoutons notre gourmandise et c'est elle qui nous améne au restaurant des 3 Pics tenue par Germaine, figure incontournable du coin. Et voilà, comment on perd le bénéfice de 140 bornes à vélo et 5 cols ! Mais, putain, qu'est ce qu'on s'est pas mis !!!! Ah, la cuisine de Germaine, toujours aussi copieuse et succulente. C'est nos ventres repus, nos sourires jusqu'aux oreilles encore enduits de chantilly que nous reprenons notre balade un peu plus difficilement que le matin, mais tellement nécessaire ! Le soleil fait cache-cache avec les nuages, mais il a l'avantage de continuer à briller. Après avoir rejoint la voiture, nous redescendons vers 15h30 à Campan pour finir l'aprés-midi en famille. Et c'est vers 17H30, sous l'orage que chacun, nous quittons mes parents pour rentrer chacun chez soi.
Vivement le WE prochain où j’accueille mon amie Sylvie pour lui faire monter à vélo son 1° col. Mes parents  étant encore à Campan, ce sera l'Aspin à vélo.... mais ceci sera une autre histoire.....

Panoramique sur le lac de Payolle encore gelé.

Avec mon amie Karine.
Le massif de l'Arbizon



Le Signal de Bassia au dessus du Col de Beyréde
Attelages de chiens de traineau





L'Adour de Payolle serpente au milieu des plaques de neige. Au centre le Col de la Hourquette d'Ancizan.
Les nuages grossissent sur le massif de l'Arbizon, il est temps de rentrer !!