samedi 7 juin 2014

Samedi 07 Juin - VIREE VELO SOULOR / TOURMALET

Arrivant dans le gros de ma saison avec le 15 Juin, "la Marmotte d'Olt" (150kms), le 29 Juin "L'Ariégeoise" (168 kms), le 06 Juillet "La Pyrénéenne" (187 kms) et le 20 Juillet "L'Etape du Tour Pau/Hautacam" (169 kms), je me devais de renforcer mon entrainement sur des distances un peu plus longues. Aussi, après une grosse sortie lundi (voir article précédent) et une sortie Jeudi de 100 bornes dans les Baronnies, j'avais prévu une autre grosse sortie ce Samedi d'environ 200 bornes avec du dénivelé.
La virée Marie-Blanque, Somport et retour coté espagnol par le Pourtalet déjà faite il y a 3 ans, me tentait bien mais cela m'obligeait à prendre mon fourgon. Aussi, n'ayant pu faire le Tourmalet l'an dernier à cause des crues et des dégâts de Juin 2013, je me décides, depuis la maison d'aller le faire coté Luz en m'étant renseigné la veille ( la route encore fermée à la circulation dans son final a bien été déneigée). En plus ce Samedi matin est le jour de la traditionnelle " Montée du Géant", cette statue qui trône au col tous les étés, est montée tous les ans coté La Mongie, accompagnés par des centaines de cyclos. Elle a passé l'hiver au centre "Laurent Fignon" à Bagnéres.
Pour augmenter la distance et le dénivelé, je pars donc de la maison vers 8h 15 en direction du Soulor comme hors d'oeuvre, toujours avec mon vieux vélo en acier, . La chaleur de la veille est encore bien présente ce Samedi matin sous un ciel bleu estival. Passé Asson, je m'engage dans la vallée de l'Ouzom où je retrouve un peu de fraîcheur. Le gros coup de vent accompagné d'un orage de la veille a laissé des traces sur la route où feuilles et branchages jonchent le sol. A Férriéres, j'attaque pour la énième fois ce col du Soulor que je connais par coeur (Alt: 1474 m. 12.2 kms à 7.6 % de moyenne). Malgré tout, je me régale encore et toujours du paysage qui est magnifique en cette matinée de Juin. Je gère ma montée au milieu de nombreux cyclistes. J'atteins le sommet en 1h 03', loin de mon record de l'an dernier, mais ce n'est pas le but aujourd'hui...
Je bascule dans la descente coté Arrens au milieu des voitures. Les touristes sont de retour pour ce WE de Pentecôte. A Arrens, je me retrouve avec 3 gars et nous descendons la vallée ensemble sur Argeles-Gazost pour remonter sur Pierrefitte-Nestalas. Pendant que mes compagnons de route tournent au rond-point vers Beaucens, je continue seul dans les gorges de Pierrefittes en remontant le gave de Gavarnie vers Luz-Saint-Sauveur. Le vent, comme souvent, est favorable en montant la vallée. J'arrives à Luz où je me remplis la gourde à la borne incendie de la place principale (bon à savoir pour ceux qui cherchent de l'eau !) avant de m'attaquer au "géant" qu'est ce col mythique du Tourmalet ( Alt: 2115 m. 19.4 kms à 7.2 % de moyenne).
Depuis un petit moment, je croise de nombreux cyclistes venus surement faire la montée du Géant qui descendent coté Baréges. A la sortie de Luz, la route est grattée pour recevoir le bitume. Pas terrible pour le rendement. C'est là que je croise Manu de "MELI VELO" (voir son site dans mes "liens utiles" du blog) venu avec des clients en reconnaissance de l'étape du tour. C'est entre Baréges et Luz que le Bastan avait causé les plus gros dégâts, emportant par endroits des morceaux de routes et des pans de montagne. Les cicatrices sont encore bien présentes un an après ce drame. Aux endroits où la route a été entièrement refaite, on se croirait sur une autoroute tellement c'est large. Jusqu'à Barèges, c'est une succession de parties "billard" et de parties grattées en attente du bitume. Puis je traverse ce village de Baréges, le plus touché des Pyrénées par cette terrible crue où cette impression d’après-guerre, rappelle que la nature sera toujours la plus forte. Des travaux sont en cours partout. Je gère les 3 kilomètres à plus de 9% qui séparent Barèges de Tournaboup avant de traverser le grand parking qui avait été en partie emporté dans le torrent. Là aussi des travaux sont toujours en cours. Entre Tournaboup et Super Baréges, c'est environ 4 kilomètres qui eux n'ont pas été touchés par les crues mais qui sont aussi grattés pour être regoudronnés. C'est à Super Baréges que la route est soit-disant fermée car, malgré les panneaux, de nombreux véhicules montent et descendent les 4 derniers kilomètres du col. Je finis la montée en zigzaguant entre les rus de neige fondue, les petits cailloux et trous laissés par la fonte des neiges. Après un dernier kilomètre terrible à plus de 10%, j'atteins enfin le sommet et je suis surpris du temps. Je l'ai monté en 1h 37' ce qui représente 12 de moyenne avec mon vieux coucou ! Ma foi, je ne peux que m'en satisfaire, les "cannes" sont là. Je reste un moment au sommet profitant au maximum de ce panorama de haute montagne avec la neige encore bien présente à cette altitude.
Ah que la montagne est belle... personne ne peut comprendre ce que l'on ressent dans ces moments là entre efforts et plaisirs, personne à part bien sur ceux qui pédalent et qui l'on déjà vécu....Oui, à cet instant, je trouve que le surnom de "Montagnol" que le club m'a donné me va très bien....
Allez, on revient sur terre, et on remonte sur la machine pour basculer sur La Mongie. Je fais attention avec les freins. J'arrives quand même à attraper 77 kms/h ! ça file ! Après la Mongie je suis stoppé aux derniers pare-avalanches. On m'explique que pour la Montée du Géant, il y a une inauguration du Totem en hommage à Eugène Christophe (dont l'histoire de sa fourche cassée dans la descente du Tourmalet et reforgée à Sainte-Marie-de-Campan est entrée dans la légende du Tour de France ) en présence de nombreux élus, de représentants du Tour de France et du parrain, le journaliste Gérard Holtz qui vient de réaliser un film justement sur la vie et l'épopée d’Eugène Christophe.
Une fois l'inauguration terminée, je reprends la descente en étant ralenti par les personnes et officiels qui descendent à pied au virage de Caderolle. Je vois effectivement Gérard Holtz que je salue au passage.
Je reprend la descente sans autre arrêt que celui de Sainte-Marie où je remplis à nouveau la gourde.
Puis, c'est le retour en plaine par Campan, Bagnéres pour plus bas faire le tour de Tarbes par Odos et Juillan avant de récupérer Ibos pour remonter sur le plateau de Ger et la maison que je retrouve à 17h30' avec 183 kms au compteur à 23 de moyenne et 3200m de dénivelés.
Un très bon entrainement et une bouffée d’oxygène dans ces montagnes que j'aime tant.
Maintenant, 2 sorties prévues Mardi et Jeudi prochain et Dimanche ce sera la cyclosportive "La Marmotte d'Olt".
Alors je vous donne RDV la semaine prochaine pour le résumé....


Férrières au départ du Col du Soulor.

Chateau d'Asson
Cascade de la Hounrède dans la  vallée
de l'Ouzom en montant à Férrières.


Au dessus d'Arbéost, vue sur le cirque du Litor et le massif de Gabizos.

A 4 kms du sommet, vue sur le col du Soulor et le cirque du litor.

Au sommet du col
Le village de Saligos en montant sur Luz-saint-Sauveur





En montant le Tourmalet, à hauteur de Betpouey, les cicatrices de la terrible
crue du Bastan de juin 2013 encore bien présente.
On se demande comment la grange tient encore debout !
Un peu plus haut, depuis le pont de Sers, la nouvelle route entièrement
reconstruite.


Au dessus de Tournaboup, vue sur  le pont de la Gaubie (ancienne route du col) et la vallée Dets Coubous


A 7 km du sommet, panoramique sur le col du Tourmalet au centre et le massif des Pic d'Espade et des 4 Termes.

A 4 kms du sommet, au dessus de Super-barèges, vue sur le Pic du Midi...

"Le vaisseau des étoiles" au milieu du bleu céleste.
Mon vieux compagnon à nouveau dans la neige !


Grotte naturelle de glace au pied du Pic du Midi.
Le Montagnol au pied du "Géant" installé le
matin même


Depuis le sommet, vue coté Baréges....

.... et vue coté La Mongie.


Panoramique coté La Mongie.


Coté La Mongie, le virage du Tunnel, dernier avant le sommet, au
pied du Pic d'Espade.

Les lamas du Tourmalet toujours présents.
Entre La Mongie et le col du Tourmalet, panoramique coté Sud. Au centre, la Coume de Porteilh entre le Pic des
4 Termes et celui d'Espade.

Le Pic du Midi vue depuis les paravalanches
de La Ganque.
 

Inauguration du totem "Eugéne Christophe"...
...dont le parrain n'est autre que le journaliste
Gérard Holtz venu pour l'occasion.


Article parue dans la Dépêche.

lundi 2 juin 2014

Lundi 02 Juin : VIREE VELO PORTILLON-BALES

Aprés ma course de Jeudi, et en prévision de la prochaine le 15 Juin (La Marmotte d'Olt), je me devais de maintenir cette condition si difficile à avoir. Profitant de mon jour de chômage hebdomadaire et de ma présence chez Marielle, je suis donc parti ce Lundi matin de Lannemezan avec mon vieux "coucou" de 25 ans en direction de Montréjeau. Le temps est ensoleillé et la météo est annoncée sèche pour la journée, même en montagne. Ayant prévu les cols du Portillon et de Balés, j'emprunte la vallée de la Garonne à la sortie de Gourdan-Polignan en direction de Saint-Béat et de l'Espagne. Pour éviter la route principale, je fais un crochet par les villages d'Ore, de Frontignan-de-Comminges et de Fronsac. A l'entrée de Saint-Béat, les travaux de la déviation et notamment le tunnel, avancent à leur rythme. A gauche, le Pic Saillant est dans les nuages, comme tous les sommets environnants. Un peu plus haut, ce sont, toujours pour la déviation, les travaux du pont sur la Garonne, qui avancent bon train. Au bout d'environ 2 h et 55 kms, je traverse la frontière pour remonter coté espagnol le val d'Aran jusqu'à Bossost. Il fut une époque où les magasins étaient bondés de touristes en quête d'économies alcoolisées ou autres. Là, c'est même triste, pas un chat, les rues de Les et Bossost sont vides me faisant réaliser à quel point l’Europe a été une utopie et reste une aberration qui ne sert même plus les financiers "honnêtes" (mais ceci n'est qu'un avis personnel qui n'engage que moi...).
En attendant, sous un beau soleil, je m'attaque la 1° difficulté de la journée, le col du Portillon (Alt: 1293m. 8.5 kms à 6.9% de moyenne). C'est le coté le plus facile, même si quelques rampes ponctuelles dépassent les 12%, rien à voir avec le coté depuis Luchon. Le départ est agréable offrant une jolie vue sur le val d'Aran et Bossost. Puis, un peu plus haut on rentre dans la forêt qui a été très endommagé par les tempêtes avant d'atteindre le sommet. Avec mon vieux coucou, je suis monté en 40', ce qui fait prés de 13 de moy.
Par contre dans la descente, vu la pente sévère, je fais très attention avec les freins. J'arrives à l'entrée de Luchon entier et je traverse cette jolie ville par les allées d'Etigny avant d'emprunter les 1° rampes du Peyresourde pour m'attaquer au gros morceau, le Port de Balés (Alt: 1755m. 20 kms à 5.7% de moy. )
Le soleil toujours bien présent m'oblige à enlever une couche supplémentaire. Les 3 premiers kilomètres qui emprunte la route du Peyresourde se font tranquilles sur le 42. Puis, après l'intersection à droite qui entre dans la vallée d'Oeuil, c'est environ 3 bornes à plus de 10% qu'il faut monter, un des passages les plus dur du col. Sur ma droite, le petit village de Saccourvielle me surplombe. Après Benqué, on arrive sur un replat avant le village de Saint-Paul-d'Oueil et c'est ensuite une montée par palier sur environ 7 kms jusqu'à Bourg-d'Oueil qui est resté jusqu'à l'ouverture du Port de Balés un village "cul de sac" au pied du Mont Né. Puis c'est le final avec 6 kms à flan de montagne sur une route vertigineuse avec une pente moyenne de 7%. Depuis un moment, les nuages ont cachés le soleil et je suis obligé de mettre le coupe-vent. Un vent froid violent venant du nord m'attend à 3 kms du sommet et c'est à la limite des nuages et du brouillard que j'atteins le sommet en 93' soit 13 de moy.
Avant de basculer vers Mauléon Barousse, je me rhabille comme en plein hiver, chausses, jambières, blouson et coupe-vent tellement çà caille ! Un panneau indique que la route est fermée. Normal à cette saison. C'est une route forestière qui n'est entretenue qu'à l'entrée de l'été. Un peu plus bas, des paquets de neige sont encore présents le long des parois. Je zigzague entre les mottes, les cailloux et autres obstacles laissés sur le bitume par la fonte des neiges. Dans la forêt, à 2 endroits, la route est coupée par des travaux. J'arrive à passer à pied. Décidément, pour l'emprunter plusieurs fois, notamment pour la "Barousse-Balés" ou pour la "Lapébie", je n'aime vraiment pas cette descente que je trouve très dangereuse. Arrivé à hauteur des Granges de Crouhens, la pente s'adoucit et je peux lâcher les freins pour "envoyer" jusqu'à Sarp en traversant les villages de Ferrére, Mauléon-Barousse et Gembrie en longeant l'Ourse.
Pour rentrer à Lannemezan, je tourne à gauche pour passer au pied de Saint-Bertrand-de-Comminges et un peu plus loin au pied des grottes de Gargas. Je rejoins la vallée de la Neste à Aventignan puis Saint-Laurent de Neste où je remonte sur le plateau par Cantaous avant d'arriver à Lannemezan vers 16h avec, au compteur, 157 kms à 23 de moyenne et 2300m de dénivelés.
Un bon entrainement avec mon vieux compagnon de route qui me rend bien service en attendant de récupérer mon "Ferrus" et de reréparer le "Philippe".

Le petit ruisseau Le Labau à Ore.
Travaux pour la déviation de Saint-Béat. En amont, pont sur la Garonne







Dans les 1° pentes du Portillon coté Bossost.
Un peu plus haut, en aval du Val d'Aran,  le village de Bossost
au pied du Pic Montlude (2517m)...


...et en amont, la vallée qui remonte sur Vielha.
Le Montagnol avec son vieux compagnon
de route.

1° col de la journée.
Dans la descente sur Luchon,
la cascade Sidonie.
Le village de Sarccourvielle dans la vallée d'Oueil...

....et plus haut le village de Cirés avec en face le Port de Pierrefite.

Au dessus du village de Bourg d'Oeuil,  en face les crêtes de Téchouéde et de la Coume du Lion avec le Pic du Lion
(2102m). A gauche le col de Louron, à droite, le Port de Pierrefite


Au sommet su Port de Balés, vue vers la vallée d'Oeuil. Les sommets sont accrochés.

2° de la journée....
Qu'est ce que je ne lui fait pas faire, lui qui depuis 2 ans finissait sa
carrière tranquillement sur l'home-trainer !

Dans la descente coté Mauleon B., le paysage
sauvage de la forêt de La Barousse entre
Nistos et Comminges.
A Mauléon-Barousse, le garde-pêche surveille
toujours les Ourses de Férrére et de Sost.


La cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges toujours aussi majestueuse.



vendredi 30 mai 2014

Jeudi 29 Mai - CYCLOSPORTIVE "L'AUDOISE"

Sans vélos digne de ce nom et après plusieurs hésitations, c'est ma chérie qui me motive pour aller faire cette jeune cyclosportive (4° édition) dans la belle région de Carcassonne, entre montagne noire et Minevois, en hommage à une monument du sport et du journalisme, Jean-Paul Ollivier, plus connu sous le sobriquet de Paulo la science, qui a commenté des dizaines de Tour de France sur France Télévision, malheureusement, absent cette année.
C'est donc Mercredi soir après une journée de boulot qu’après avoir récupéré Marielle chez elle à Lannemezan, nous partons en direction de Toulouse sous des trombes d'eau. A la sortie de Toulouse, sur l'autoroute, nous nous arrêtons sur la première aire pour prendre notre repas du soir avant de repartir. Vers Castelnaudary, la pluie cesse enfin et une barre rouge au loin prouve qu'il a fait beau sur la côte Méditerranéenne.
La nuit tombe quand nous traversons Carcassonne pour rejoindre Villeneuve-Minervois, lieu de départ et arrivée de "L'Audoise". Après avoir fait un tour de repérage autour du village nous trouvons un petit coin au bord du stade pour nos quartiers de nuit.

Le lendemain matin, c'est sous un ciel mitigé et un vent d'ouest soutenu, que nous nous réveillons pour aller chercher à la salle des fêtes toute proche, ma plaque et mon sac de course. Marielle en profite pour déjeuner sur place.
Pour cette 4° édition, 3 parcours chronométrés sont proposés aux participants plus une randonnée, "La Jean-Paul Ollivier" de 140 kms, "La route des truffes" de 106 kms et "La Clément et Victor Koretsky" de 65 kms.
Je suis bien sur inscrit sur la grande et c'est à 8h30, avec 134 concurrents que le départ fictif est donné. 500 m plus loin, à la sortie du village, les coureurs sont arrêtés pour le départ réel. Ça part vite, très vite avec le vent favorable. Nous traversons le village de Laure-Minervois à vive allure avant d'attaquer la 1° bosse où la sélection se fait rapidement. Devant, un groupe d'une quinzaine se forme suivi du peloton que j'essaie d'accrocher. Malheureusement, comme d'habitude, je cherche mon souffle dans la 1° difficulté et je n'arrive pas suivre. Je bascule au sommet avec 2 gars et c'est le nez dans le guidon qu' au bout de plusieurs kms,  nous arrivons  à réintégrer ce peloton en prenant la direction du Minervois par Peyrac, Siran et Cesseras. Là, nous attaquons la 1° grosse difficulté, la bosse de Fauzan longue de 8 bornes à 5% de moy. Les efforts conjugués au poids du vieux vélo font que je décroche assez vite pour me retrouver au sommet dans un groupe d'une dizaine de coureurs. La 1° heure est passée avec 34 kms au compteur et je me sens bien. Puis, c'est la tuile, comme depuis le début de la saison, j'ai envie de dire. En me reposant sur la selle, je remarque qu'elle est plus basse. Effectivement, la tige de selle est descendue, le boulon n'étant surement pas assez serré. Sans m'arrêter mais en laissant filer mes compagnons, je prends dans ma poche la sacoche des clés et manque de bol, je n'ai pas la bonne ! Et oui, le clés sont prévus pour le "Ferrus". Une voiture de la course, un médecin, me demande le problème. Personne n'a de clés Allen. Je plonge dans la descente seul, un peu ramassé sur mon vélo. Au ravitaillement à Trausse, je demande si quelqu'un a une caisse à outil, personne ! un peu limite l'organisation .... Comme le parcours repasse à Villeneuve M., je m'arrête pour appeler Marielle en lui demandant de me trouver des clés. Je continue tant bien que mal a suivre le mouvement et j'arrives à Villeneuve avec quand même 31 de moyenne. Je vois Marielle, super ! elle a pu trouver des clés par l'intermédiaire d'une compagne de coureur elle aussi. Je serre et .....crac, le boulon se casse net !! Là, un grand moment de vide !! Le temps de digérer et de reprendre mes esprits, c'est le vélo dans une main et la selle et tige de selle dans l'autre que je me met à la recherche d'un boulon de rechange. Je rentre même dans une supérette. Au niveau organisation, personne ne sais rien et n'a quoi que soit pour me dépanner. Au moment où je pense abandonner la mort dans l'âme pour  la 1° fois en 5 années de cyclosportives, je vois dans la rue un atelier ouvert, je rentre, j'appelle et j'ai la chance de tomber sur 2 employés de la commune réquisitionnés pour la circonstance. Ensemble, nous arrivons à réparer. Pffff, que d'émotions !! Après une petite demi-heure de perdue, je repars après un bisou d'encouragement de ma chérie encore plus peinée que moi de toutes ces "merdes" qui m'arrivent depuis le début de saison.
Je rattrape un groupe du "106 kms" et je les suis pendant une trentaine de bornes. Le circuit fait cette fois ci une boucle dans la montagne noire en passant par le superbe village de Lastour pour ensuite remonter la vallée de l'Orbiel et bifurquer pour attaquer le col de La Prade (Alt: 781m. 17 kms à environ 4% de moy). Le groupe explose et c'est éparpillé que nous montons dans la bruine et les nuages. Je surveille de temps en temps mon "boulon" et je constate que ça tient. Arrivés au sommet du col, laissant le Pic de Nore, point culminant de la Montagne Noire, a quelques kilomètres de nous quelque part dans les nuages, nous basculons dans la descente sur environ 2 kilomètres avant que les 2 circuits ne se séparent. Le "106" filant tout droit sur Cabrespine et le "140" remontant vers Bourdials, Raissac, Laviale, Escandelle et Quintaine en pleine forêt de Castans. Là, je me retrouve complètement seul. Au bout de quelques virages, j’aperçois un cycliste devant moi. Ça me rassure ! Je le rejoins et nous entamons la discussion jusqu'au pied du Col de La croix de Sous (Alt: 895m. 5 kms à 6% de moy.). C'est le gros morceau du parcours avec des rampes à plus de 15 % dans le final ! Effectivement c'est du costaud. A un moment donné, le dérailleur fait un bruit bizarre, ah non, ça suffit !!! Je lâche mon compagnon de route et je bascule dans la descente pour traverser le joli village de Lespinassiére qui, de par sa situation, a des airs de villages corse. Je continue à descendre à vive allure le long du ruisseau L'Argent Double avec le vent favorable jusqu'à Caunes-Minervois. Là, au lieu de filer directement sur Villeneuve, le parcours repasse à Trausse pour reprendre le même itinéraire que la 1° boucle. Je suis toujours seul et je me demande si je ne me suis pas trompé. C'est dans les rues de Trausse que je revois des flèches, rassuré. Puis c'est le retour, où sur prés de 20 bornes, le vent violent de face est terrible. Je réussi a rattraper un gars qui ne cherche même pas à me suivre. Enfin, je vois le panneau de Villeneuve mais ce n'est pas fini car l'arrivée se situe sur les hauteurs et c'est un petit "rapaillon" à 13% qui scelle les 142 kms que j'ai au compteur. Marielle est là pour me féliciter en compagnie de sa nouvelle "copine", celle des clés, avec qui elle a passé le restant de la course prenant même l'apéro ! Quant à moi, c'est avec un sentiment mitigé que je reprend mon souffle, celui de la satisfaction d'avoir terminé malgré le pépin et un vélo de 12 kg qui a 25 ans et celui de la frustration de ne pas avoir pu joué dans la même cour que les autres. Je finis quand même avec 28 de moyenne au compteur avec au total un temps de 5h 33'. Ce qui est pour moi plus qu'honorable.
Après une petite toilette, nous partons avec ma douce à la salle des fêtes où est servi le repas d’après course et c'est là qu'en récupérant mon diplôme, je suis surpris et content d'avoir le brevet d'or en terminant au scratch 84° sur 134 partants et 24° dans ma catégorie sur 40 partants.
Vers 15h, je décide d'emmener Marielle à Lastour que j'ai trouvé trés joli en y passant à vélo le matin. Au passage nous faisons un petit arrêt au Moulin de Villeneuve-Minervois.
Arrivés à Lastour, nous montons au camping pour profiter du belvédère aménagé face aux 4 châteaux de Lastours. Le soleil est bien chaud, j'ai fini ma course et je suis avec ma chérie dans un lieu superbe. Le Montagnol est heureux...
Vers 17h, nous décidons d'aller boire une bonne bière dans les ruelles de la cité de Carcassonne située à environ 20 kms au sud de Lastours. Petit moment très agréable en amoureux dans ce qui est un des lieux les plus touristiques de France.
Comme Marielle ne travaille qu'à 14h30 le lendemain, vers 20h, nous décidons de reprendre la route en prenant la direction de Limoux. Vers Rouffiac d'Aude, nous faisons une petite halte restauration pour ensuite finir notre journée entre Limoux et Lavelanet, au bord du lac de Montbel prés de Chalabre où nous passons la nuit.


La carte du grand parcours....
....et son profil.











On prépare le "vieux" compagnon de course
qui n'avait jamais vu une plaque de course !
Je lui devais bien çà....
C'est parti pour l'echauffement avec le sourire.










Dans les sas du départ.....
...avant le départ fictif.





La tête de course.....
...avec les "cadors" devant.....


...suivi du peloton.....
...avec le Montagnol bien calé au milieu....





.....et les derniers....pas préssés.
Dans la 1° difficulté....

.....avant le pépin "tige de selle".
La ligne d'arrivée sur les hauteurs de Villeneuve-Minervois.


Dans le final à 13%, on serre les dents !....







.....on voit la ligne.....
....et on se dit: "je t'ai eue !!"


La réparation de fortune !
Remise des récompense dans la salle des fêtes








Vue de Villeneuve-Minervois depuis la ligne d'arrivée coté Nord....

....et à l'opposé, depuis les hauteurs du Moulin coté Ouest.

Le Moulin de Villeneuve-Minervois.
 

Le village de Lastours au bord de l'Orbiel
Les 4 chateaux de Lastours, vestiges cathares.


Un des 4 chateaux
A l'entrée est de la cité de Carcassonne









Dans la cité.
Pause pour Marielle


 

 

 

 

Le lendemain après une bonne nuit de sommeil, nous prenons notre déjeuner au bord de cette immense retenue d'eau qu'est le la de Montbel au coeur de l’Ariège.
Le temps est clair coté Méditerranée et sombre coté montagne. Malgré l'envie de repartir à l'opposé, nous reprenons la route en direction de Lavelanet et de Foix. Marielle ne connaissant pas les grottes du Mas d'Azil, malgré les trombes d'eau qui tombent à nouveau, je décides de faire le crochet.
Encore un lieu magique où la route traverse les grottes. Nous faisons un petit arrêt touristique avant de rentrer définitivement à Lannemezan où le boulot attend Marielle.
Un petit séjour court mais intense. Un grand merci à ma chérie qui m'a poussé à faire la course, qui m'a accompagné dans ce périple et qui m'a boosté au moment du "pépin" où j'étais prêt à "lacher" dans ma tête.


Réveil au bord du lac de Montbel

Panoramique du lac vers le sud-ouest

Un des nombreux bras du lac
Sous la grotte du Mas d'Azil